Archive for the ‘aiuto persona malata e famigliari’ Category

Cardiologie pédiatrique à l’hôpital Robert Debré, une équipe pétrie d’amour

martedì, aprile 22nd, 2014

La neuvième journée de Paliped
Regards sur les soins palliatifs

Je vous ai dit, dans mon dernier article sur le congrès de Paliped, qui s’est tenu en mars dernier, à Paris, combien j’avais été favorablement impressionnée par le réel esprit d’équipe qui se dégageait de toutes les interventions.

Celle du docteur Constance Beyler, cardiopédiatre, accompagnée par Catherine Mie, cadre de santé, puéricultrice, Ketty Limery, auxiliaire de puériculture et d’autres opérateurs de la cardiologie pédiatrique de l’hôpital Robert Debré, à Paris, a été dans ce sens.


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Le docteur Constance Beyler et l’équipe.                      Hopital Robert Debré. Cardiologie pédiatrique

 

Elle a expliqué que les équipes n’hésitent jamais à contacter, si besoin est, des partenaires pouvant les aider dans la prise en charge de l’enfant et de la famille : aumônerie, interprètes, famille proche… car le pourcentage des familles d’émigrés a considérablement augmenté. Les soins et l’accompagnement d’un enfant provenant d’une famille qui se situe aux antipodes culturels du lieu où désormais ces personnes résident, sont à prendre en sérieuse considération si l’on veut vraiment non seulement soigner, mais prendre soin.

Il existe une grande variabilité, due à l’origine ethnique des familles, et cela oblige les équipes à élaborer une réelle réflexion sur les soins et les attitudes à respecter, ou encore à éviter, pour ne pas choquer la sensibilité et les habitudes de ces familles qui sont très souvent éloignées de leur pays d’origine.

C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles les équipes font extrêmement attention à respecter la liberté des familles dans l’appropriation de la chambre où se trouve l’enfant. C’est là qu’elles partagent de longs moments d’attente, d’angoisse, de souffrance, de peurs, de doute, de colère et autres émotions que chacun de nous connait. Il ne serait pas concevable d’obliger ces mêmes familles à suivre des règles en contradiction avec leur conception d’aide et de soutien à l’un des leurs quand il est très gravement malade, et encore plus, quand il s’agit d’un enfant ou d’un adolescent.


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Chacun est dépositaire d’une culture qu’il faut savoir accueillir

 

Les membres de l’équipe de la cardiopédiatrie de l’hôpital Robert Debré, ont soulevé un point intéressant dans leur intervention, expliquant que l’accompagnement d’un enfant au sein du service se fait au feeling de chaque soignant. Cela pourrait surprendre certains, très attachés aux lignes-guides de comportement dans les couloirs des services. Pourtant, la pratique démontre que dans des situations très douloureuses et difficiles à vivre comme celles dont nous sommes en train de parler, il est extrêmement important de savoir s’adapter aux besoins et à la réalité de chaque situation, car chaque cas est unique. C’est pourquoi, dans l’équipe, chacun offre, en fonction de ses convictions personnelles et des souhaits de la famille, une prise en charge individualisée. De façon un peu humoristique, le Docteur Constance Beyler rappelle : « il ne s’agit  pas de prêt-à-porter mais du sur-mesure ! »

Ces situations sont naturellement très difficiles à vivre pour tous et font l’objet de débat, ce qui permet à l’équipe de revoir constamment  l’accompagnement et le soutien qu’elles apportent. Il existe donc des temps de parole, d’écoute, de soutien et d’encouragements, absolument indispensables pour les membres de l’équipe, afin de continuer à bien fonctionner tous ensemble. « C’est toujours dur » reconnaissent-ils tous « mais cela l’est surtout, et avant tout, pour les familles ! »

 

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Sauver la vie quand on peut, prendre soin toujours…                              (Fondation Malagutti. Mantoue. Italie. ” Diritti a Colori 2014 “)

 

Cette grande attention, privilégiant les désirs et les besoins des jeunes malades et de leurs proches, démontre le profond respect que ces soignants ont envers ces familles, qu’elles soient locales ou d’origine culturelle différente. On est bien loin de la vision de « la famille qui dérange », de la famille considérée souvent dans certains services comme « obstacle » et « hostile ».

Cette noble attitude est-elle de mise seulement en pédiatrie ? Où peut-on espérer qu’elle puisse devenir le comportement idéal que nous souhaitons tous, dans tous les services sans exception, là où une personne souffre, que ce soit un enfant, un adulte ou une personne âgée.

 

Amanda Castello

Cure palliative pediatriche francesi: lo sguardo d’Amore degli operatori

martedì, marzo 25th, 2014

L’Espace Reuilly ha accolto i partecipanti
alla Nona Giornata di Paliped.

cure-pediatriche-palliative

Le cure palliative pediatriche sono cure d’amore

 

Il titolo della Giornata: Sguardi sulle Cure Palliative.

Quando si parla di cure palliative pediatriche, si intendono le cure palliative offerte in un approccio globale. La finalità è migliorare la qualità di vita e il conforto dei neonati, bambini e adolescenti affetti da una malattia che riduce la loro aspettativa di vita e prendere in carico i loro cari. Paliped, rete di cure palliative pediatriche, ha organizzato la sua 9° Giornata di studio e scambio a Parigi.

La commovente Giornata Paliped ha offerto una riflessione sugli approcci attuali di cura e accompagnamento del bambino e dell’adolescente bisognoso di cure palliative. Uno sguardo particolare è stato dato alla specificità di famiglie di diversa origine culturale.

Per la mattinata, i moderatori sono stati il dottor Sergio Bouznah, direttore del Centro Babel, di Parigi, e Martine Gioia, coordinatrice centrale della Rete île-de-France di Ematologia-Oncologica pediatrica, RiFhoP. L’introduzione della Giornata è stata fatta dalla dottoressa Martine Gabolde, medico coordinatore della Rete Paliped.


Paliped-Parigi-13-marzo-2014Una giornata ricca di insegnamenti e di scambio


Paliped
forma le equipe pediatriche all’approccio palliativo, sensibilizza le équipe di cure palliative alle specificità pediatriche, contribuisce alla ricerca clinica nel campo delle cure palliative pediatriche, assicura la presa in carico dei bambini e dei loro cari.

Paliped offre un orientamento, dei consigli, un sostegno alle équipe curanti e ai diversi operatori che accompagnano un bambino e i suoi cari.

La rete Paliped offre una formazione al personale curante, in struttura e a domicilio, dipendente dal servizio sanitario nazionale o privato e anche, naturalmente, a tutte le équipe curanti coinvolte nelle cure palliative.

Paliped aiuta anche nell’organizzazione dell’assistenza psicologica continuativa ai genitori, ai  fratelli e sorelle e ai cari in lutto.

La Rete île-de-France di Oncoematologia pediatrica, RiFhoP, svolge un collegamento tra tutte le persone coinvolte nella presa a carico dei bambini e degli adolescenti curati in ematologia oppure in oncologia.

 

La Rete Paliped si trova
3/5 Rue de Metz
75010 Parigi
Telefono 01 48 01 90 2101 48 01 90 21
(dall
’Italia 0033 1 48 01 90 210033 1 48 01 90 21 )


cure-pediatriche-palliativeAiutare il bambino, l’adolescente e i suoi cari.
(concorso di illustrazioni “Diritti a colori”- Fondazione Malagutti – Mantova 2014)


La Rete Paliped è nata nel 2010 a seguito di una riflessione partita dai pediatri e dai rappresentanti di reti e strutture di Cure Palliative con l’obiettivo di poter offrire un servizio specifico per i più giovani.

 

Paliped ha strutturato al suo interno diversi gruppi specifici per ogni settore che operano in costante sinergia:

1. Il gruppo Formazione. Organizza due grandi giornate annuali;

2. Il gruppo Interpsy. Ha organizzato cinque incontri nel 2013. È costituito da psicologi clinici che si confrontano le rispettiva pratiche ed esperienze in ambito di cure palliative pediatriche.

Tra i temi di quest’anno:
* I collegamenti con le famiglie,
* Il ruolo della religione nell’accompagnamento,
* Il passaggio da bambino ad adulto per i giovani pluridisabili
* Il ruolo dell’alimentazione artificiale nella relazione bambino-genitore

3. Il gruppo pluridisabilità. Elabora una giornata territoriale di formazione sulla pluridisabilità, partecipa all’organizzazione di soggiorni di sostegno per i bambini seguiti in neurologia.


 

Espace-Reuilly-Parigi-convegno-cure-palliative-pediatricheL’Espace Reuilly, luogo della conferenza Paliped


Una giornata intensa e colma di emozioni.

Il dottore Alain de Broca, neuropediatra di Amiens, filosofo e scrittore, ha parlato della transculturalità nel campo della cura palliativa pediatrica.
Sono stati poi affrontati casi clinici. Ognuna di queste situazioni è stata presentata da un’équipe di operatori in cure palliative. Quello che emerge soprattutto è il senso dell’equipe, la democratizzazione della relazione medico-operatori, l’ascolto reciproco e l’utilizzo delle diverse competenze al servizio del bambino e dell’adolescente ammalato, così come dei suoi cari.

L’umiltà intellettuale con la quale ognuno degli operatori ha esposto i casi clinici ha particolarmente richiamata la mia attenzione. Non hanno mai esitato a riconoscere gli errori, le difficoltà, la loro fragilità in quanto esseri umano al di là del loro essere professionale.

Metterò il più velocemente possibile a disposizione di tutti le registrazioni che ho fatto di alcuni interventi della 9° giornata Paliped

 

Amanda Castello

 

cure-palliative-pediatriche-Parigi-PalipedPermettere al bambino e all’adolescente di vivere i suoi sogni fino alla fine.
(concorso di illustrazioni “Diritti a colori”- Fondazione Malagutti – Mantova 2014)

 

 

Un regard, des regards aimants d’opérateurs en Soins Palliatifs pour enfants et adolescents

sabato, marzo 22nd, 2014

soins palliatifs pédiatriques
Les soins palliatifs pédiatriques sont des soins d’amour


L’espace Reuilly
a accueilli les participants
à
la neuvième Journée de Paliped.


Le titre : « Regards sur les Soins Palliatifs »

Quand on parle de soins palliatifs pédiatriques on entend les soins palliatifs délivrés dans une approche globale. Le but est d’améliorer la qualité de vie et le confort des nouveau-nés, des enfants et des adolescents atteints d’une maladie réduisant leur espérance de vie et de prendre en charge leurs proches.

Cette émouvante journée a offert une réflexion sur les approches actuelles quant aux soins, à l’accompagnement de l’enfant et de l’adolescent ayant besoin de soins palliatifs. Un regard particulier a été porté sur la spécificité des familles d’origine culturelle différente.

Le matin, les modérateurs ont été le Docteur Serge Bouznah, directeur du Centre Babel, à Paris et Martine Gioia, coordinatrice centrale du Réseau d’Île-de-France d’Hématologie-Oncologie Pédiatrique, RiFhoP. L’introduction de la journée a été faite par le Docteur Martine Gabolde, médecin coordinateur du réseau Paliped.

Paliped

Une journée riche d’enseignements et d’échanges


Paliped
forme les équipes pédiatriques à la démarche palliative, à sensibiliser les équipes de soins palliatifs aux spécificités pédiatriques, à contribuer à la recherche clinique dans le domaine des soins palliatifs pédiatriques, à s’assurer de la prise en charge des enfants et de leur entourage.

Paliped offre une orientation, des conseils, un soutien aux équipes soignantes et aux différents intervenants accompagnant un enfant et ses proches.

Le réseau Paliped offre une formation aux personnels médicaux-sociaux et sanitaires et aux professionnels libéraux et à toutes les équipes soignantes appliquées dans les soins palliatifs.

Le réseau aide aussi à l’organisation du suivi psychologique des parents, des fratries et des proches endeuillés.

Le Réseau d’Île-de-France d’Hématologie-Oncologie Pédiatrique, RiFhoP est un lien entre toutes les personnes impliquées dans les prises en charge des enfants et des adolescents traités en hématologie ou en oncologie.

Le réseau Paliped se trouve 3-5 rue de Metz, 75010 Paris.
Le t
éléphone est le 01 48 01 90 2101 48 01 90 21

soins-palliatifs-pediatriques-enfant-adolescent-ses-proches

Aider l’enfant, l’adolescent et ses proches (concours illustration Fondation Malaguti)


Ce r
éseau est né en 2010 après une réflexion initiée par des pédiatres et des représentants des réseaux et des structures en soins palliatifs de milieux adultes afin doffrir un service spécifique aux plus jeunes.

Paliped a structuré différents groupes œuvrant chacun dans un secteur particulier et en synergie :

1. Le groupe formation organise deux grandes journées annuelles.

2. Le groupe Interpsy a organisé cinq rencontres en 2013. il est constitué de psychologues cliniciens qui échangent autour de leurs pratiques en pédiatrie palliative. Parmi les thèmes de cette année : les liens avec les familles, la place de la religion dans l’accompagnement, le passage enfants-adultes pour les jeunes polyhandicapés, la place de l’alimentation artificielle dans la relation enfants-parents.

3. Le groupe Polyhandicap élabore une journée territoriale de formation sur le Polyhandicap, participe à l’organisation des séjours de répit pour des enfants suivis en neurologie.


L'Espace Reuilly, lieu de la conférence
L’Espace Reuilly, lieu de la conférence Paliped

 


Une journ
ée intense remplie d’émotions.

Le docteur Alain de Broca, neuropédiatre à Amiens, philosophe et écrivain, a parlé de la Transculturalité dans le champ du soin palliatif pédiatrique. Ont été abordées ensuite des situations cliniques. Chacune de ces situations a été présentée par une équipe dopérateurs en soins palliatifs. Ce qui ressort surtout, c’est le sens de l’équipe, la démocratisation de la relation médecin-opérateurs, l’écoute réciproque et l’utilisation des différentes compétences au service de l’enfant et de l’adolescent malade et de ses proches.

L’humilité intellectuelle avec laquelle chacun des opérateurs a exposé les cas cliniques m’a beaucoup marquée. Ils n’ont jamais hésité à reconnaître les erreurs, les difficultés, leur fragilité en tant qu’être humain au-delà de l’être professionnel.

Je mettrai le plus vite possible à disposition les enregistrements que jai faits de quelques-unes des interventions à la 9ème Journée Paliped.

Amanda Castello


Songe d'un enfant
Songe d’un enfant (concours illustration Fondation Malaguti)

Belgique. La banalisation comme réponse superficielle à un problème grave

lunedì, febbraio 17th, 2014

(version française de l’article italien publié le 16 février 2014)

Loi-belge-sur-euthanasie-enfants

C'est vraiment la réponse ?

 

La Belgique est le premier pays au monde à avoir voté une loi autorisant l’euthanasie de mineurs. Une loi qui risque d’ouvrir la porte à tout type d’abus et de justifier légalement d’éventuels homicides. Un mot trop  fort ? Euthanasie signifie « donner la mort ». Il n’existe pas d’euthanasie passive. C’est un concept inventé aujourd’hui mais qui ne correspond à rien. Le mot euthanasie vient du grec ancien : ευθανασία : ευ, « bonne », θανατη, « mort ». Cela signifiait littéralement douce mort.

Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un acte médical destiné à abréger les souffrances d’un malade incurable dont il n’est pas possible, avec les moyens à disposition, de contrôler les souffrances. L’euthanasie désigne donc bien l’acte de faire mourir quelqu’un intentionnellement. Il est évident qu’interviennent ici de nombreux aspects qui en rendent complexe une définition exacte et applicable à toutes catégories. Les implications sont culturelles, philosophiques, éthiques, religieuses, légales… mais il est fondamental de reconnaitre le problème sans le banaliser pour s’en débarrasser en faisant croire qu’il est résolu.

 

loi-euthanasie-enfants-Belgique

Est-ce le seul geste à faire ?


Légiférer, comme vient de le faire  la Belgique, autorisant l’euthanasie pour des enfants atteints de maladies incurables, quelque soit l’âge, revient à reconnaître le droit de tuer un enfant. Ce mot peut en déranger ou choquer certains, mais pourtant le résultat est celui-ci, même si les conditions de cet acte sont rigoureusement définies par la loi (incurabilité du patient, accord du jeune patient, accord des parents, consultation et avis de psychologues etc.)

 

L’accès aux soins palliatifs est un “droit humain” pour tous, adultes et enfants

L’Organisation Mondiale de la Santé, OMS, dans une étude globale récemment publiée à Londres, avec l’Alliance Mondiale pour les Soins Palliatifs, a affirmé que « sur 10 personnes qui ont besoin de soins palliatifs, une seulement les reçoit effectivement ». L’OMS  observe également que dans le monde, « chaque année 20 millions de patients en fin de vie ont besoin de soins palliatifs. Parmi ceux-ci 6 % sont des enfants. »

L’OMS n’a jamais affirmé que ces 20 millions de personnes, adultes et enfants, avaient besoin d’être  tuées, mais bien au contraire d’être soignées !

 

loi-euthanasie-enfants-Belgique

Non merci !


Des arguments absurdes pour justifier l’euthanasie des enfants

Considérons ensemble quelques justifications de ceux qui défendent la loi pour l’euthanasie destinée aux enfants. « Les enfants doivent avoir la capacité de discernement et être lucide au moment de la décision. Ils doivent également être dans une situation médicale désespérée, qui provoquera la mort à court terme. Il est obligatoire d’être suivi par des médecins et des psychiatres et il est également obligatoire d’avoir l’accord des parents. » Tous ces arguments sont absolument absurdes. Comment un enfant peut-il exercer une propre « capacité de discernement » et « être lucide au moment de la décision » ? Une avocate belge, dans une interview à la télévision française B.F.M.TV, a affirmé que selon elle au moment de la mort « on constatait une maturité supérieure des enfants par rapport aux adultes dans de telles situations ». On peut se poser des questions sur les responsabilités de certains devant de telles affirmations.

Dans ma vie professionnelle et dans mon activité de bénévole, j’ai rencontré des enfants qui étaient  arrivés au terme de cette vie. Ils démontraient avoir un rapport beaucoup plus équilibré et naturel avec la fin de la vie. La Canadienne, Lise Thouin, dans son livre « Boule de rêve » en témoigne. Les enfants savent et acceptent. Ils comprennent et ils communiquent avec une Autre Dimension qui leur permet d’entrer dans la phase de l’acceptation. Souvent ce sont eux qui aident  leurs  proches à les laisser partir, mais cela n’a rien à voir avec une pseudo « capacité de discernement » qui servirait seulement à soulager la conscience des autorités administratives de tout scrupule.

 

vote-loi-euthanasie-enfants-Belgique

Le vote de la loi sur l'euthanasie aux enfants


Quand le sénateur Philippe Mahou, promoteur convaincu – comme il était déjà en 2002 pour la loi sur l’euthanasie destinée aux adultes – affirme que cette loi respecte le bien des enfants « de ces jeunes patients pour lesquels il n’y a plus rien à faire »… il démontre n’avoir aucune connaissance de ce que sont les soins palliatifs. « Prendre soin jusqu’à la fin » voilà la règle de la médecine palliative. C’est la différence entre to cure et to care. Le caring comprend toutes les mesures mises en acte pour prendre soin de la personne, quel que soit son âge, dans sa dimension physique, émotionnel, intellectuelle, spirituelle.

 

Les soins palliatifs prennent soin de la personne
avec compétence, professionnalité, respect et amour.

Ce n’est pas le cadre ici pour analyser toutes les techniques et les instruments dont disposent aujourd’hui la thérapie de la douleur, partie fondamentale de la médecine palliative, et les différents spécialistes qui composent l’équipe de soins palliatifs.

Je ne veux pas non plus rentrer dans le débat stérile pour définir la propriété de la vie humaine et encore moins discuter sur l’évaluation des choix individuels, philosophiques ou religieux qui sont de la compétence de chaque personne. Rappelons-nous simplement que des lois comme celle qui vient à peine d’être approuvée en Belgique, sont inutiles et dangereuses pour tout le monde.

Demandons-nous quelle est la compétence des sénateurs et députés qui ont voté cette loi ? Que savent-ils des soins palliatifs ? Ont-ils jamais été dans une unité de soins palliatifs ou sont soignés et accompagnés les malades en fin de vie ? Que savent-ils de la douleur ? Que connaissent-ils de la souffrance psychologique du malade, celle de ses proches, sans oublier celle des soignants ? Ont-ils jamais réfléchi à leur propre mort ? Quel rapport ont-ils avec le mourir ? Avec l’Après ? Sont-ils à connaissance des besoins réels du personnel soignant, du manque des structures ? Sont-ils conscients des difficultés quotidiennes dues au manque de personnel qualifié et de bénévoles d’accompagnement correctement préparés ?

 

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Quivérifiera la correcte application de la loi ?


La banalisation ne peut répondre à la grave question posée

Il est plus facile de banaliser les problèmes en les éliminant sous la couverture honteuse d’une loi que d’affronter les vraies questions. Les statistiques disent que quand les soins palliatifs et l’accompagnement à la fin de la vie sont correctement appliqués la demande de mort diminue. Alors, que manque-t-il ? Donner la mort serait-il la seule réponse pour se débarrasser du problème que pose notre incompétence, notre impuissance, notre non-connaissance ?

Pourquoi les sénateurs et députés ne s’engagent-t-il pas davantage pour mettre tout en œuvre afin de garantir une véritable qualité de vie digne jusqu’à la fin ? Pourquoi ne créent-ils de nouvelles unités de soins palliatifs ? Pourquoi ne donnent-ils pas les moyens nécessaires aux services de soins palliatifs à domicile ? Pourquoi n’élargissent-ils pas les crédits indispensables, une garantie et une protection du poste de travail aux membres d’une famille qui choisissent de soigner leur proche à domicile, qu’il soit adulte ou enfant ? Pourquoi ne pas investir dans la formation du personnel soignant et des bénévoles d’accompagnement ? Pourquoi ne pas financer des campagnes d’information pour construire auprès de la population une culture solidaire et faire comprendre ce que sont les soins palliatifs ?

Ces questions sont à poser à tous les Etats, et non seulement à la Belgique. La population belge ne se rend pas tout à fait compte encore de ce qui est en train de lui arriver, même si de nombreux universitaires, juristes et professionnels de santé ou même de simples citoyens, commencent à protester et à dénoncer ses excès.

Un site Internet a été activé en Belgique pour recueillir des cas, des dénonciations, des témoignages. De nombreux opérateurs sanitaires, sociaux, des avocats et de simples citoyens sont déjà en train de l’utiliser. Le site s’appelle euthanasie stop

Il ne s’agit pas de lancer des sondages qui n’ont aucun sens avec des questions fermées, pour savoir si une société est « pour ou contre » l’euthanasie. Il est temps de réfléchir, d’informer, de se confronter avec humilité et beaucoup d’amour,  comportement qui me semble absent du cœur et de l’esprit de ceux qui ont voté cette loi en Belgique. Beaucoup protestent et s’inquiètent, et pas seulement en Belgique. Le débat est ouvert car les questions demeurent. Un débat qui doit se construire sur le respect, l’ouverture, l’acceptation.

 

Loi-euthanasie-enfant-Belgique

Aidons-le, protégeons-le, aimons-le !

 

Belgio, la banalizzazione come risposta frettolosa ad una vera domanda

domenica, febbraio 16th, 2014
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Non ancora!

 

Una legge che rischia di aprire la porta ad ogni abuso e di giustificare legalmente eventuali omicidi. Una parola troppo forte? Eutanasia significa “dare la morte”. Non esiste eutanasia passiva. O è eutanasia o non lo è.

Legalizzare, come fa il Belgio, l’eutanasia dei bambini affetti da malattie inguaribili, a qualsiasi età, anche con condizioni rigorosamente definite (inguaribilità del paziente, accordo dell’interessato, consenso dei genitori, consulenza dello psicologo, ecc.) indica riconoscere il diritto di uccidere un bambino.

 

vita-o- morte-bambini-malati

Il bambino si aspetta dai curanti aiuto, protezione, amore


L’accesso alle cure palliative
è un “Diritto Umano”,
per tutti, adulti e bambini

Recentemente, l’OMS, Organizzazione Mondiale della Sanità, in uno studio globale pubblicato insieme all’Alleanza mondiale per le cure palliative (WPCA), a Londra, ha affermato che su 10 persone che necessitano di cure palliative, solo 1 le riceve effettivamente. Per l’OMS, l’accesso alle cure palliative è un “Diritto Umano”. Osserva però che nel mondo ogni anno, 20 milioni di pazienti in fase terminale, hanno bisogno di cure palliative. Tra essi il 6% sono bambini. L’OMS non ha mai affermato  che questi 20 milioni di persone, adulti e bambini, necessitassero di essere uccisi, ma curati!

Argomenti assurdi per giustificare
l’eutanasia di bambini

Guardiamo insieme le giustificazioni di chi difende la legge per l’eutanasia ai bambini. I bambini devono avere capacità di discernimento ed essere lucidi al momento della decisione. Devono anche essere in una situazione medica disperata capace di provocare la morte a breve termine. E’obbligatorio essere seguiti da medici e psichiatri e obbligatorio è anche l’accordo dei genitori. Argomenti totalmente assurdi.

Come può un bambino esercitare una propria “capacità di discernimento” ed avere “lucidità al momento della decisione”? Ho sentito una avvocatessa belga in un’intervista alla TV francese BFMTV affermare la maturità superiore dei bambini in relazione all’adulto in tale situazione. Davanti a questo tipo di affermazioni, è lecito porsi delle domande sull’irresponsabilità di certe persone.

Nella mia attività professionale e di volontariato, ho conosciuto alcuni bambini vicini alla morte. Dimostrano di avere un rapporto più equilibrato e naturale con la fine della vita. La canadese, Lise Thouin, nel suo libro “Palla di sogno” ne testimonia lungamente. I bambini sanno ed accettano, capiscono e comunicano con un’Altra Dimensione che permette loro di entrare nell’accettazione. Spesso sono loro stessi ad aiutare i propri cari a lasciarli andare, ma questo non ha niente a che vedere con una pseudo “capacità di discernimento” che servirebbe solo ad “alleggerire” la coscienza delle autorità amministrative da ogni scupolo.

Quando il senatore Philippe Mahou, promotore convinto, come lo era già nel 2002 per la legge sull’eutanasia destinata agli adulti, afferma che questa legge rispetta il bene dei bambini “(…), di questi giovani pazienti per i quali non c’è più niente da fare” dimostra che non possiede alcuna conoscenza di quello che sono le cure palliative da mettere in atto quando non esiste più possibilità di guarire. Prendersi cura sempre, quello è il moto dell’approccio palliativista. È la differenza tra il to cure e il to care. Il caring oggi illustra tutte le misure messe in atto per prendersi cura della persona, qualsiasi sia la sua età, nella sua dimensione fisica, emozionale, intellettuale, relazionale, spirituale.

 

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Non voglio!


Le cure palliative si prendono cura sempre
con competenza, professionalità,
rispetto e amore

Questa non è la sede per analizzare tutte le tecniche e gli strumenti di cui dispongono oggi la terapia del dolore, parte fondamentale della medicina palliativa, e i vari specialisti che compongono un’équipe di cure palliative. Non voglio neanche entrare nella questione dell’appartenenza della vita, e ancora meno in una valutazione delle scelte individuali filosofiche o religiose che riguardano ogni persona. Ricordiamo solo che leggi come quella appena approvata in Belgio, sono inutili e pericolose per tutti.

Chiediamoci qual è la competenza dei senatori e deputati che hanno votato questa legge? Cosa sanno di cure palliative?
Sono mai stati in un hospice dove sono curati malati in fase terminale? Cosa sanno del dolore ? Cosa conoscono della sofferenza psicologica del malato, dei suoi cari, dei curanti? Hanno mai riflettuto sulla loro morte? Che rapporto hanno con il morire? Con il dopo-morte? Sono a conoscenza dei bisogni reali del personale curante, dell’inadeguatezza delle strutture? Sono consapevoli delle difficoltà quotidiane dovute alla mancanza di personale qualificato e di volontari di accompagnamento correttamente preparati?

 

eutanasia-minori-Belgio

Risultati delle votazioni alla legge per l'eutanasia ai minori


La banalizzazione come risposta frettolosa ad una vera domanda

E’ più facile banalizzare i problemi eliminandoli sotto la vergognosa coperta di una legge, che affrontare i veri quesiti. Le statistiche dicono che quando le cure palliative e l’accompagnamento alla fine della vita sono correttamente applicati, la domanda di morte diminuisce.

° Perché i senatori e deputati non si impegnano piuttosto a mettere tutto in opera:
° per garantire una dignitosa qualità di vita fino alla fine,
° per la creazione di hospice,
° per garantire servizi di cure palliative domiciliari,
° per offrire crediti, garanzia e protezione del posto di lavoro ai membri di una famiglia che scelgono di accudire un loro caro, adulto o bambino, a casa?
° Perché non investire nella formazione del personale curante e dei volontari di accompagnamento?
° Perché non finanziare delle campagne informative per diffondere nella popolazione una cultura solidale e per far capire cosa sono le cure palliative? Queste domande sono da porre a tutti gli Stati.

La popolazione belga non si rende ancora molto conto di quello che sta succedendo. Molti universitari, giuristi e professionisti della sanità o anche semplici cittadini cominciano a protestare e a denunciare questi eccessi.

Un sito Internet è stato attivato in Belgio e sta raccogliendo storie, denunce, testimonianze. Molti operatori sanitari, operatori sociali, legali e semplici cittadini lo stanno già utilizzando. Si chiama Eutanasia stop!

Non si tratta di lanciare dei sondaggi senza senso, con delle domande tipo quiz, per sapere se una società è “pro o contro l’eutanasia”. Si tratta di riflettere, di informare, di confrontarsi con umiltà intellettuale e tanto amore, atteggiamento che mi sembra assente in chi ha votato questa legge in Belgio. Le voci si alzano, e non solo in Belgio. Non finisce qui…


une-fois-l_euthanasie-permise-il-devient-difficile-de-maintenir-une-interpretation-stricte-des-conditions-legales

Una volta promulgata, risulta difficile una interpretazione rigorosa delle condizioni legali